Journal de 1985
Roman graphique
Un individu cagoulé tague un visage géant sur le mur d’un immeuble de Londres. Repéré par une caméra, la milice essaie de l’appréhender. L’homme fuit. Dans la précipitation, un livre tombe de sa poche : Le livre de Winston. Le livre est rapporté au camarade O’Brien. Pour remonter jusqu’à celui qui est à l’origine du livre, son ordre claque : « Préparez-moi une liste de noms. Je veux que l’on identifie tous ceux qui ont été en contact avec Winston durant sa captivité. Le coupable est forcément parmi eux ». Une longue série d’arrestations et d’interrogatoires plus tard, où chacun d’eux a « avoué », il ne reste plus qu’une personne sur la liste : O’Brien lui-même. « Mais si ce n’est personne de la liste, alors qui est à l’origine du livre ? », se demande le camarade Secrétaire Général O’Brien alors qu’il est arrêté. Dans la foule haineuse qui assiste à son exécution, un homme jeune se hâte. Il s’appelle Lloyd, il doit rejoindre avant le couvre-feu ses camardes, membres d’une organisation secrète de résistance …
Auteurs : Xavier Coste, scénario, dessin, couleurs Philip Börgn, scénario
Editeur : Sarbacane
177 – Eternels Requiems (10) : Jean Gilles
Nous poursuivons aujourd’hui le cycle, engagé la semaine dernière, de requiems, ces compositions musicales destinées aux services liturgiques pour les défunts et dans lesquelles les compositeurs de toutes les époques donnèrent souvent le meilleur d’eux mêmes. Dans ces requiems, les parties traditionnelles d’une messe (kyrie, sanctus, agnus dei) sont complétées par des séquences spécifiques tels que l’introït, le Dies Irae, le Pie Jesu ou le In paradisum. Si leur requiem fait souvent partie des pages majeures des compositeurs, l’un de ceux-ci n’est connu presque exclusivement que pour sa messe des morts, composée au tout début du 18ème siècle: c’est le français Jean Gilles.
Eternels Requiems (9) : Cristobal De Morales
Comme les années précédentes, durant la période autour de la fête de la Toussaint et de la commémoration des défunts, Voix Plurielles vous propose un cycle de Requiems, ces messes chantées pour les funérailles des défunts, qui ont inspiré nombre de compositeurs. Cette année, pas moins de 6 requiems au programme, dont le point commun est peut-être de ne pas figurer dans le top 10 des requiems en terme de notoriété, et même si leurs auteurs ont donné le meilleur de leur musique en les composant. Nous ouvrons ce cycle avec Cristobal de Morales.
Interlude
BD Historique
Au coeur de l’hiver 1944, un épais tapis blanc recouvre les Ardennes. Des mois que les soldats américains désespèrent dans ce froid humide et dans cette boue qui s’accroche aux bottes. Mais un jour, un parachute dépose une bien étrange caisse à quelques mètres du campement. Des munitions ? Un ravitaillement d’urgence ? Ce qu’elle contient est bien plus étonnant et provoque bientôt une intense euphorie au sein de la Division… un piano, un piano de guerre leur a été envoyé! Avec lui, la musique du pays ranime l’enthousiasme : le soldat John retrouve ses gammes avec talent, le sergent Brown brille par sa voix de ténor tandis que le jeune Andrew tourne les pages de partitions. Cependant, quand des blindés nazis menacent le camp, il faut partir d’urgence et laisser derrière ce qui n’est pas essentiel. Malgré l’ordre donné, les soldats John, Brown et Andrew refusent d’abandonner le piano. Au risque d’être déclarés déserteurs, ils ont deux jours pour rejoindre les troupes : un court interlude dans cette guerre interminable. Librement inspiré de l’histoire vraies des 2436 pianos de guerre qui furent envoyés sur le front au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Auteurs : Céline Pieters, scénario, Célia Ducaju, dessin, couleurs
Editeur : Dargaud
175 – Le Salve Regina depuis 1940
L’antienne Salve Regina est une prière catholique, dédiée à la Vierge Marie. Hymne parmi les plus populaires depuis le Moyen Âge, le Salve Regina a connu d’innombrables déclinaisons polyphoniques. Une précédente émission Voix Plurielles a permis de passer en revue des versions couvrant les périodes renaissance et baroque. Après un 19ème siècle durant lequel les compositeurs ne se sont guère intéressés à l’antienne, celle-ci connaît un regain d’intérêt depuis le milieu du 20ème siècle et jusqu’à aujourd’hui.
Ligne de fuite
Roman graphique
Loin d’être des héros hors du commun, les personnages de Robert Cullen sont des gens ordinaires dont la vie bascule de manière inattendue. À travers trois histoires courtes explorant les thèmes de l’espoir, de la peur et de la mémoire, l’auteur ausculte le point de rupture entre la réalité et l’inconnu. Avec l’humilité d’un grand conteur, il nous entraîne dans une plongée poignante au coeur de la fragilité humaine et réussit à nous faire voir l’essentiel : l’absent
Auteur : Robert Cullen, scénario, dessin, couleurs
Editeur : Blueman
174 – C’est la faute à Claudio ! (3)
Les madrigaux de Claudio Monteverdi constituent un témoignage passionnant de l’évolution de l’écriture musicale entre Renaissance et Baroque, qui se caractérise d’une part par le renforcement du lien entre texte et musique, cette dernière cherchant à souligner les paroles et en renforcer le sens par des procédés musicaux appelés figuralismes; d’autre part, par l’émergence puis la domination de la monodie accompagnée au détriment de la polyphonie vocale, les instruments devenant des protagonistes du récit.
Colette – Un ouragan sur la Bretagne
Romans graphiques
Écrivaine de génie, femme scandaleuse, amoureuse des hommes et des femmes, amie des animaux… Colette est une icône. En 1910, elle acquiert le manoir de Rozven en Bretagne, et y fait de nombreux séjours jusqu’en 1926. C’est dans ce refuge de la côte d’Émeraude qu’elle connaît des aventures sentimentales tumultueuses avec son deuxième mari, Henry de Jouvenel, puis avec Bertrand, le fils de celui-ci. Colette a alors quarante-sept ans et lui dix-sept. Cette relation amoureuse l’inspire pour son célèbre roman Le blé en herbe.
Auteurs : Joub, dessin, Jean-Luc Cornette, scénario
Editeur : Marabout/Marabulles
173 – C’est la faute à Claudio ! (2)
A la croisée entre 16ème et 17ème siècles, l’italien Claudio Monteverdi, héritier de l’ancien monde, celui de la musique de la renaissance et de sa polyphonie vocale codifiée, a contribué à l’émergence de la monodie accompagnée qui aboutira à l’invention de l’opéra. Son cycle de 9 livres de madrigaux écrit sur près d’un demi-siècle en est le témoignage saisissant. Après une première émission consacrée au madrigal italien et son appropriation par Monteverdi dans ses 4 premiers livres, le deuxième opus s’arrête sur les livres 5, 6 et 7, qui marquent une rupture avec les précédents: sans abandonner la polyphonie vocale, ils introduisent une basse instrumentale qui permet à une voix seule de prendre son indépendance en lui fournissant l’harmonie jusqu’alors confiée aux autres voix.













